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Mamou : crise d’eau sans précédent dans la commune urbaine…

Considérée comme étant le château d’eau d’Afrique de l’Ouest, la Guinée a toujours du mal à sortir de ses sempiternelles crises d’eau et d’électricité. Une situation bien paradoxale qui aux yeux de certains est la résultante de la mauvaise gouvernance qui a toujours caractérisé la gestion de ces deux secteurs névralgiques.

 A Mamou, grande agglomération située en moyenne Guinée, plusieurs quartiers populaires de la commune urbaine sont privés d’eau. Les citoyens de cette préfecture souffrent énormément de cette pénurie surtout pendant ce mois de ramadan.  Les puits de fortune qui renforçaient la desserte itinérante de la société des eaux de Guinée(SEG) ont tari.

Dans plusieurs quartiers, l’eau a cessé de couler dans le robinet depuis belle lurette.  Une situation difficile à supporter pour les femmes qui ne savent à quel saint se prêter. Elles menacent d'ailleurs de sortir dans la rue si toutefois les autorités ne prennent pas des dispositions pour régler ce problème. Madame Fatoumata Binta Diallo résidente du quartier Madina Tambassa explique son calvaire quotidien.

« Nous à Tambassa, il n'y a aucun forage public à part celui de la station. Le matin chacun porte des sceaux et des bidons à la recherche de l'eau. Tu peux rester du matin jusqu'à 18h sans trouver de l'eau. L'autre jour, je n'avais aucune goutte d'eau chez moi, j'ai été jusqu'à Petel, (une distance de 3 kilomètres, ndlr) pour chercher de l'eau. J'avais dépensé 26. 000fg pour ça. L'eau c'est la vie. Nous sommes en saison sèche, on a besoin de l'eau. Il n'y a pas de forages dans le quartier et la SEG (Société des Eaux de Guinée, ndlr) n'alimente pas notre quartier. Le Gouvernement n'a jamais donné un forage à ce quartier. On a un seul forage privé ici. Mais si ça déborde, les gens se battent et puis on ferme. On souffre énormément. C'est quand ils ont fait la réfection de la route nationale menant vers Faranah qu'ils ont coupé les tuyaux de la SEG. Moi même j'ai rencontré un agent de la SEG pour voir comment nous aider à avoir une borne fontaine ici. On allait prendre les frais parce qu'on souffre. On a besoin de quelques forages dans notre quartier. Dans certains quartiers il y a plusieurs forages. A Dogomet par exemple il y a 3 forages. Cette année on a vraiment souffert », déplore madame Diallo.

Au quartier Loppet la réalité est quasiment la même. S’approvisionner en eau potable est un véritable casse-tête, confie Madame Binta Camara.

« Il est très difficile de trouver de l'eau à Loppet ou à Thiewgol. Dès 5h du matin, tout le monde sort à la quête de l'eau. L’eau du robinet ne vient pas régulièrement. On part dans les autres quartiers pour puiser de l'eau. Après on transporte par taxis. On se bat, on s'insulte pour que chacun ait au moins un sceau. Malgré tout, tu peux voir 5 à 6 personnes qui repartent bredouille sans une goutte d’eau », témoigne Madame Camara.

Interrogé sur cette pénurie, un responsable de la SEG a porté un doigt accusateur sur la vétusté de leurs installations. Selon lui, la demande est nettement supérieure à l’offre. « La réserve dans le barrage ne peut plus couvrir tous les abonnés.  Ce qu'on avait prévu pour 300 abonnés se partage maintenant entre des milliers de clients », a-t-il dit.

Source : Africaguinee.com


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